mercredi 10 septembre 2014

Industries du futur : cas du Maroc

Plutôt que de parler d’industries du futur, les économistes distinguent les secteurs de hautes et de moyennes technologies et aux technologies banalisées. Par exemple, en France, les industries de haute technologie : aéronautique, une partie de télécoms, du transport, de l’électricité, de l’énergie avec le nucléaire représentent 10 % de l’ensemble industriel, à peu près comme aux USA, pour la biotechnologie, les technologies de l’information et de la communication, le diagnostic est moins favorable.
La vue traditionnelle d’industrie va changer profondément. Et la vraie question est de savoir si nous avons la capacité de nous adapter. Nous vivons aujourd’hui une révolution de nos modèles économiques. En citant que la division de General Electric (GE) fabrique des moteurs d’avions, elle s’engage non plus sur des produits physiques mais sur une prestation de services. La fourniture d’une certaine puissance pendant un certain nombre d’heures. Autre sujet d’inquiétude : quoi qu’on en dise, il y a au Maroc des capitaux prêts à investir, mais si l’argent est là, il n’y a pas le goût du risque.
Le vrai problème c’est que le Maroc n’est pas sous tension technologique mondiale. Les marocains et leurs gouvernants n’ont absolument pas compris que nous vivons une révolution.
Les acteurs institutionnels dont la vocation est de mettre les gens ensemble, de les rapprocher pour que se créent des synergies, le font maladroitement ou bureaucratiquement.
Notre appareil de financement est inadapté, les potentialités industrielles, technologiques et intellectuelles sont là. Manquent des bras de levier qu’il faut mettre en œuvre.
Il faut prendre le risque de promouvoir des entreprises ou des laboratoires qui ont passé des alliances internationales.
Pour gagner cette bataille, on se demande s’il ne faut pas aller plus loin, changer l’architecture de notre système, faire le ménage dans nos structures de recherche, d’enseignement supérieur, d’agences d’innovation, et nous retourner ensuite vers nos partenaires européens et américains, qui sont nos partenaires naturels.
On a besoin absolument d’un dispositif très axé sur la recherche fondamentale, alors que ceci est la « strate du milieu », celle de la recherche appliquée, irriguée par l’expérience du terrain et de l’expérience industrielle, qui est déterminante.
La recherche fondamentale est disponible, ouverte, on peut y accéder dans les publications, grâce à Internet, pas la recherche appliquée combinaison de connaissance et d’expérience industrielle.
A la base de toutes les réussites, il y a toujours des Hommes décidés à jouer la partie jusqu’au bout et des équipes prêtes à se remettre en question tous les matins. Tous pensent équipe, coopération, complémentarité. Ce qui nous fait dire qu’il faut remettre la dimension humaine au centre de nos systèmes éducatifs.
Pour dépasser cet individualisme, il faut en finir avec l’idée que la vie se joue en trois jours, avec des concours. Le système doit multiplier les passerelles. Réhabiliter certaines formations, indiquer clairement que d’autres sont des impasses. Il faut revaloriser les formations techniques : la vie ne se limite pas aux écoles de commerce, et notre capacité à nous intégrer dans la mondialisation passe par le savoir-faire technologique et la revalorisation des écoles et des universités technologiques.
Un regard du côté de l’Oncle Sam nous fournit encore une leçon d’humilité, en nous affirmant qu’un rêve n’est que l’antichambre de la réalité. Il suffit d’aller jusqu’au bout et d’agir maintenant pour que nous aussi, nous apportions les ingrédients nécessaires pour que "yes we can" ne soit pas qu'un jeu de mots importé, mais aussi notre cheval de bataille.



Par Mohamed RHAIHAT

mardi 9 septembre 2014

Energie renouvelables au Maghreb, état des lieux !!

Du fait que le Maroc n’a pas des ressources énergétiques conventionnelles importantes, il dépend fortement de l’extérieur pour son approvisionnement énergétique. Cette dépendance énergétique est ainsi estimée à 95,5 % en 2011. De plus, la consommation énergétique annuelle au Maroc est en augmentation progressive, cela est du essentiellement au développement économique du Maroc et de sa croissance démographique. La consommation énergétique annuelle par habitant est passée de 0,31 tonnes équivalent pétrole (TEP) par habitant en 1997 à 0,52 TEP par habitant en 2011. Malgré cette augmentation remarquable de la consommation énergétique annuelle par habitant, elle reste cependant bien inférieure à la moyenne mondiale de 1,7 TEP par habitant. En fait, la dépendance énergétique presque totale de l’extérieur du Maroc influe beaucoup sur sa balance commerciale, surtout pendant les périodes où les prix du pétrole connaissent des augmentations non contrôlables. Par ailleurs, le Maroc dispose d’un emplacement géographique favorable pour le développement des énergies renouvelables. En 2005, le Maroc a ratifié le protocole de Kyoto, pour la préservation de l’environnement. Le Maroc a donc  opté pour un mécanisme de développement durable (MDP).

Le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique font partie des axes prioritaires de la stratégie à développer à court, à moyen et à long terme, pour réduire cette dépendance énergétique et contribuer à la protection de l’environnement.





En Afrique, l’Afrique du Sud, l’Afrique du Nord et le littoral de la Mer Rouge disposent d’un  certain  potentiel  éolien.  En effet,  des  projets  de  production éolienne  à grande échelle sont en cours de développement au Maroc, en Égypte et en Afrique du Sud. Cependant, la capacité éolienne en exploitation en Afrique reste très faible comparée aux 75000 MW installés au niveau mondial. La volonté  du  Maroc  est  d’atteindre  les  1000-1200  MW  de  capacité  en  2012, favorisant aussi une fabrication locale des composants des éoliennes.


Tableau 1: Projets Energies Renouvelables dans les pays du Maghreb selon les statistiques de 2014 (Dii).

Projets Energies Renouvelables
CSP (MW)
Eolien (MW)
PV
Maroc
Totale
183
1488
3
En développent
163
950

Opérationnelle
20
538
3
Algérie
Totale
32
10
319
En development
7

319
Opérationnelle
25
10

Tunisie
Totale

242

En développent

242


Le Maroc dispose d’un potentiel considérable en énergie éolienne estimée à 25.000 MW (On-shore) dont 6.000 MW sont réalisables dans des sites identifiés dans les régions d'Essaouira, Tanger et Tétouan avec des vitesses de vent variant de 9,5 à 11 mètres/seconde et dans les régions de Dakhla, Laâyoune et Taza (entre 7,5 et 9,5 m/s).

Le Maroc a bien fait d’initier le secteur des énergies renouvelables depuis presque une quinzaine d’années maintenant. Cela lui a permis de marquer des points sur le plan régional. Il a pu impliquer de grands bailleurs de fonds, qui lui ont permis de renforcer son choix stratégique d’aller vers les énergies renouvelables.

D’une manière générale on peut dire qu’il y a une tendance de développement plus importante de la part de l’Algérie par rapport au secteur photovoltaïque. En fait l’Algérie vise à intégrer les ER d’une façon plus lisse mais déterminé dans les programmes d’intégrations industrielles. La raison pour laquelle l’Algérie ne veut pas s’orienter vers le secteur du CSP de mon point de vue, est que l’Algérie normalement autofinance ces projets et donc elle préfère investir dans des projets qui ont déjà prouvé leur maturité technique et économique, tout en maximisant la valeur ajoutée locale.

Pour La Tunisie, malgré la pause technique que le printemps Arabe a imposé, les responsables du pays sont très déterminés pour continuer le plan stratégique d’intégration des ER, cela ce traduit notamment par l’adoption du projet de loi relatif à la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables, même s’il y a une résistance de la part du syndicat de la STEG (Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz), qui estime qu’il peut constituer une étape vers la privatisation du secteur de l’énergie en Tunisie.









Par Abdelbari REDOUANE

lundi 8 septembre 2014

Concentrated Solar Power

The concentrated solar power also called concentrated solar thermal or CSP (should not to be confused with concentrated photovoltaic CPV) is a new technology which has been tested and demonstrated as one of the most motivating ways to produce electrical power.
The principle is based to the conversion of light concentrated by a system of mirrors or lenses into heat energy which is used to rotate a steam turbine connected to an electrical power generator.

The CSP market is continuously growing up all across the world, the marketplace contains moreover than 10 countries.  Spain is leading this field within more than 1102MW of CSP power production. US is in the second rank with a capacity of 517MW in 2011. Algeria, Morocco and Egypt are in the top 5.








The largest CSP project in the world is SHAMS-I 100MW which has been built in Abu Dhabi, it will be dethroned by Ouarzazat CSP plant in Morocco upon completion of 500MW capacity in 2015. The struggle won't stops here because of the ongoing construction of 946 MW new solar station in Spain and further mega projects expected in USA.
All these ongoing projects illustrate the pace of the development of CSP.
In the Moroccan case we will say that the government is following the right way. Morocco has the ambition to produce 40% of its power consumption through clean energy to the end of 2020.  The effect of such strategy provides an opportunity to develop the Know How of renewable energy technologies while dealing with international providers of engineering and equipments in the CSP context.
The Moroccan kingdom should increase its knowledge and industrial potential beside of current exchange with most advanced expertise of solar energy to benefit from the growth of this new kind of energy.






By Youness MGC